Questions à se poser

avant l'achat

d'un animal de compagnie

              

Chien, chat, hamster ou poisson, Dieu qu'ils sont mignons ! Facile alors de succomber aux supplications de votre enfant. Mais la vie avec un animal domestique, si affectueuse et joyeuse soit-elle, comporte des devoirs importants. Aussi bien y penser à deux fois, n'est-ce pas ? Voici donc des jalons de réflexion.

 

                

 

1- Mon enfant est-il assez responsable pour prendre soin d'un animal ?

La réponse à cette question dépend davantage de l'espèce de l'animal que de l'âge de l'enfant. Donner à manger aux poissons ou ramasser les excréments du chien correspondent à des efforts différents. Comme le sens des responsabilités varie beaucoup d'un individu à l'autre, c'est aux parents de juger. Tout dépend aussi de la personnalité de l'enfant et de son intérêt pour les animaux. Mais, dans tous les cas, mieux vaut ne pas lui confier l'entière responsabilité de l'animal.

Si l'enfant est très jeune, pourquoi ne pas transformer le rituel des soins à dispenser (nourrir l'animal, jouer avec lui, nettoyer sa cage) en activité familiale? Bonne façon de transmettre un savoir-faire à votre enfant. À partir de sept ans, un enfant pourra, par exemple, brosser son chien, le nourrir la fin de semaine et le promener de temps à autre, ce qui aura déjà pour effet de le responsabiliser.

En achetant un animal, les parents doivent rester bien conscients qu'à toutes fins utiles, ce sont eux qui en seront responsables si l'enfant s'en désintéresse. S'ils ne sont pas prêts à assumer cela, mieux vaut renoncer à l'idée de vivre avec un animal.

 

2- Est-ce que j'achète sur un coup de coeur ?

Dans tous les cas, la décision impulsive est à proscrire. Avant d'acheter un animal, on doit vraiment prendre le temps de réfléchir.

D'abord, faire une recherche approfondie sur l'espèce et la race du futur compagnon. Dans le cas d'un chien, par exemple, offrir un airedale, un husky ou un beagle à un enfant inactif n'est pas une bonne idée. Un bichon, maltais ou frisé, ou un bouvier bernois seraient de bien meilleurs choix parce qu'ils ont moins besoin d'activité physique. 

Une fois déterminée l'espèce et la race convenant au style de vie de la maisonnée, il est important d'étudier le caractère de l'animal. Un exemple: les chiens agressifs tels le Rottweiler, le doberman ou le pitbull, pour ne nommer que ceux-là, peuvent être de bons candidats, mais si vous n'avez pas l'intention de les dresser de façon rigoureuse ou, mieux encore, avec l'aide d'un professionnel, oubliez-les ! Si vous pensez adopter un chien adulte, mieux vaut connaître son passé.

 Assurez-vous qu'il est entraîné ou habitué à la présence des jeunes. Autrement, gare aux incidents. Par contre, un chiot - quelle que soit sa race - va s'adapter à votre enfant, peu importe son âge. Il est primordial que les parents aiment l'animal qu'ils vont adopter puisque ce sont très probablement eux qui finiront par s'en occuper... En effet, qui va sortir le chien par temps froid? Qui va nettoyer la cage du hamster? Demandez-vous tout de suite si vous aurez plus tard suffisamment de patience et de temps à consacrer à cet irrésistible animal.

 

3- Quelle influence l'animal peut-il avoir sur mon enfant ?

La présence d'un animal peut être l'occasion pour l'enfant d'acquérir tôt le sens des responsabilités et du respect. Voilà des apprentissages de base qui lui permettront, au fil du temps, de mieux faire face à des obligations de plus en plus importantes. L'animal enseigne aussi les choses de la vie: la naissance, la maladie, la mort. L'enfant pose des questions en voyant son ami évoluer et les parents peuvent fournir des réponses concrètes.

Les bêtes sont non seulement de bonnes compagnes de jeu, mais également d'excellents stimulants pour les enfants introvertis qui, à leur contact, s'expriment et sourient davantage. L'influence peut aussi être négative. Ainsi, éduquer un animal et en prendre soin peut s'avérer stressant pour un enfant surtout si les exigences de ses parents sont élevées. Il ne saura pas forcément comment asseoir son autorité face à l'animal. Et un accident est très vite arrivé: morsure, griffure, comportement agressif. Il faut éviter de placer l'enfant en situation de vulnérabilité.

Il n'est pas recommandé de le laisser tout seul avec son animal. Si son animal meurt, l'enfant peut en être très affecté comme s'il perdait un membre de sa famille. C'est un gros chagrin pour lui, un deuil à gérer, mais un apprentissage au même titre que les autres. Quand leur enfant ne s'occupe pas correctement de son animal, certains parents menacent de s'en défaire. Voilà un manque de pédagogie un jeu malsain qui nuit à l'enfant et met en jeu le sort d'un être vivant. C'est aux parents d'établir dès le départ, dans l'esprit de l'enfant, que l'intégration d'un animal à son quotidien est une affaire sérieuse.

 

4- Quelle place doit tenir l'animal dans la famille ?

L'animal devrait toujours passer après l'enfant. Un exemple concret: le petit touche l'écuelle du chien pendant que ce dernier mange. Alors le chien réagit en le mordant. Ce n'est pas l'enfant que les parents doivent punir, avec en prime une réflexion du genre: «On t'avait pourtant bien dit de ne jamais...» C'est plutôt le chien qui doit être éduqué à la tolérance envers le jeune. En fait, sa place dans le clan (la meute, du point de vue du chien) doit être claire: il passe toujours en dernier. Cela dit, les parents doivent bien sûr enseigner à l'enfant les règles de base à observer pour sa propre sécurité.

Les familles monoparentales ont souvent le réflexe d'adopter un compagnon pour combler les besoins affectifs de l'enfant après la séparation ou encore pour meubler les heures qu'il passe seul après l'école. C'est vrai, il se confiera plus facilement à sa petite boule de poils qu'à ses parents surtout si la communication familiale est compromise. Cela est même sain mais ni un chien ni un chat ne remplacera le parent manquant ni n'effacera les souvenirs douloureux. 

5- L'animal peut-il avoir une incidence sur la santé physique de l'enfant ?

Les animaux sont une source d'allergie. Chat, chien, cheval, hamster, rat et oiseau sont tous porteurs d'allergènes. Si le degré d'hypersensibilité à ces animaux varie d'un individu à l'autre, les réactions sont, en général, plus violentes quand il s'agit du chat. Les symptômes allergiques ne sont pas dus aux poils, mais bien aux squames ou peaux mortes. Quant à la salive, on la pointe du doigt parce qu'elle contient, entre autres, les pellicules qui se trouvent sur la peau de l'animal. Il n'y a pas de race canine moins allergène qu'une autre: le poil laineux du caniche ou du schnauzer, par exemple, n'est pas moins nuisible à la santé des voies respiratoires car les squames qui causent la majorité des symptômes sont similaires aux autres types de poils. Parce qu'ils vivent en cage, les oiseaux répandent peu d'allergènes dans la maison. Sauf si, comme le perroquet et la perruche, ils en sortent fréquemment et se perchent sur une épaule.

Un facteur auquel tout parent doit penser: la génétique. Ainsi, un enfant dont les 2 parents sont allergiques aux animaux risque, dans 70 % des cas, de souffrir du même type d'allergie. Ce risque diminue à 30 % si un seul parent est allergique. L'intensité des réactions peut être encore plus forte chez l'enfant que chez ses parents. Si l'enfant souffre fréquemment d'otites ou d'asthme, il est vivement conseillé de ne pas introduire de bête dans la maison. Et même si l'enfant ne manifeste aucun symptôme allergique quelques semaines après l'acquisition de son animal, rien ne garantit qu'il n'en démontrera pas dans les mois à venir. Le cas échéant, l'éviction de l'animal plonge alors dans le deuil la famille qui, inévitablement, s'est attachée au petit compagnon.

Enfin, la salive du chat ou du chien peut causer un urticaire de contact, c'est-à-dire une rougeur et des démangeaisons. La morsure et la griffure du chat peuvent même déclencher une infection. Il faut nettoyer soigneusement, avec un antiseptique, toute plaie causée par un animal domestique.

        

 

6- Quels sont les inconvénients de garder un animal à la maison ?

Bien sûr, on ne vit pas avec un animal sans quelques inconvénients: poils sur les vêtements et les meubles, papiers déchiquetés, plantes renversées, meubles égratignés. Qu'il s'agisse d'un chat, d'un hamster ou d'un lapin, la litière doit être changée. Pour les nez sensibles, la tâche peut s'avérer ardue. Heureusement, il existe des désodorisants appropriés! Les rongeurs sont des animaux nocturnes. Évitez, si possible, de mettre leur cage près des chambres: votre sommeil pourrait en souffrir.

Les squames des animaux se répandent dans l'air et s'incrustent dans les matelas, les meubles, les tapis et les plinthes. Pour éliminer ces particules microscopiques d'allergènes, procédez de la même façon que pour combattre les acariens: lavez les draps et les rideaux à l'eau bien chaude, enlevez les tapis, réduisez le nombre d'objets déco, etc. Vous vous êtes débarrassée de votre chat pour cause d'allergie? Usez de patience: il faut de quatre à six mois avant que les squames de l'animal se soient complètement éliminées. Garder un animal à la maison implique votre présence. Si vous êtes trop attachée à votre liberté, n'en ayez pas. 

 

7- Pourquoi faire dresser mon chien ?

Un chien indiscipliné devient vite un embarras. Pour Chantal Perron, entraîneur-chef au Centre royal canin de Montréal, on dresse son chien pour mieux l'aimer ! « Un chien entraîné ne fait plus de bêtises dans la maison ni à l'extérieur. Où que son maître se rende, le chien reste à ses côtés ou l'attend patiemment, sans bouger. La vie est tellement plus facile ainsi ! »

Dans le cas des chiens au tempérament agressif, le dressage est un outil indispensable et fort efficace. Génétiquement prédisposés à se défendre, ces chiens se transforment en doux toutous quand ils maîtrisent les exercices d'obéissance. En suivant un cours de protection familiale, le chien, sous l'influence de son maître, apprend à contrôler son agressivité et à s'en servir sur commande seulement. Cela représente une sécurité indéniable pour la famille qui l'accueille.

 

              

 

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