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Sans aucune prétention d'être experte dans le domaine, je vous offre le fruit de mes recherches dans le milieu de la santé. je vous donnerez plusieurs adresses et numéros de téléphone utiles. Je ne conseille rien, je vous transmets simplement les dires de spécialistes en la matière. S'il y a des sujets que vous aimeriez que je fasse mention ici, écrivez-moi et je ferai de mon mieux pour vous satisfaire.

Enfants

§L'énurésie nocturne
§L'hyperactivité et les problèmes d'attention
§
Otite, méningite, pneumoconiose

L'énurésie nocturne

Un problème commun

Les enfants qui mouillent leur lit vivent une situation pénible, tout comme leurs parents. Car en plus d'être embarrassant, ce problème appelé énurésie nocturne par les médecins, peut empêcher les enfants de profiter des activités amusantes à leur âge, comme passer la nuit chez un ami, partir en camping ou en vacances familiales. En traitant l'énurésie nocturne, vous aiderez votre enfant à profiter de nouveau des joies de l'enfance. De plus, vous l'aiderez à regagner son estime de soi et à se sentir comme un super héros en lui faisant s'accroître son sens de bien-être et de réalisation 

Si votre enfant a un problème d'énurésie noc­turne, vous devez savoir qu'il n'est pas seul. Au Canada, on évalue à 200000 le nombre de jeunes personnes, âgées entre 5 et 19 ans, qui mouillent leur lit régulièrement. Dans la plupart des cas, l'énurésie nocturne ne relève pas d'un problème psychologique ou émotif, ni d'un trouble du comportement. Il peut simplement s'agir d'un problème que votre médecin peut traiter de façon sûre et efficace.

Il y a de fortes chances pour que votre enfant surmonte ce problème par lui-même. Mais il faut du temps. Certains enfants âgés de plus de cinq ans mouillent encore leur lit. Les statistiques montrent qu'environ 20 % des enfants de cinq ans et 10 % des enfants de six ans souffrent d'énurésie nocturne.

De nouvelles informations

Pendant le sommeil, notre corps produit une substance, appelée vasopressine, qui réduit temporairement la production d'urine évitant ainsi le débordement de la vessie. Des recherches récentes indiquent que les enfants qui mouillent leur lit ne produisent peut-être pas cette substance en quantité suffisante. Ils ont donc tendance à produire pendant la nuit une plus grande quantité d'urine que leur vessie peut contenir, alors ils mouillent leur lit.

Quels sont les traitements que peut prescrire votre docteur?

Lorsque les parents se rendent compte que leur enfant a un problème d'énurésie nocturne, ils peuvent leur faire porter une culotte absorbante pendant la nuit. Cette mesure gardera votre enfant et son lit au sec mais ne résoudra pas le problème.

La première chose à faire afin de trouver une solution est de faire examiner votre enfant par un médecin. Ainsi, les troubles d'ordre physique tels qu'une infection des voies urinaires ou un problème de capacité de la vessie peuvent être écartés. Dans bien des cas le médecin recommandera des mesures générales visant à réduire les épisodes d'énurésie nocturne:

A. Restreindre la prise de liquides avant le coucher.

B. Récompenser le comportement approprié.

C. Réveiller de manière routinière l'enfant pendant la nuit.

Si ces mesures ne parviennent pas à réduire le nombre d'épisodes d'énurésie nocturne, votre médecin pourra recommander l'une des approches suivantes comme traitement:

Le conditionnement avec l'alarme

La sonnette d'alarme est conçue pour réveiller l'enfant dès les premiers signes d'humidité dans le lit. Chez les enfants motivés qui ont l'appui de leur famille, c'est une méthode qui a fait ses preuves. Cependant, il faut parfois attendre trois mois et plus pour obtenir les résultats escomptés.

La desmopressine en comprimés

Comme nous l'avons déjà mentionné, des études ont démontré que certains enfants produisent en quantité insuffisante la substance qui réduit la production d'urine pendant la nuit, et ainsi, mouillent leur lit. La desmopressine en comprimés remplace la substance qui réduit la production d'urine, de façon sûre et efficace. Combinée à une restriction de la prise de liquides et à un programme de ren­forcement, la desmopressineen comprimés peut aider les enfants qui mouillent leur lit à réduire de manière significative le nombre d'épisodes d'énurésie nocturne. Administrée une heure avant le coucher, la desmo­pressine en comprimés aide à régulariser la produc­tion d'urine nocturne des nombreux enfants qui mouillent leur lit.

Il y a une solution au problème de pipi au lit" de votre enfant., informez­vous auprès de votre médecin des traitements médicaux disponibles.

Pour tout autre renseignement, téléphonez un(e) infirmier(ère) au

1 800 970-4224 ou visitez notre site internet : www.bedwetting.terring.ca 

L'hyperactivité et les problèmes d'attention

La plupart des jeunes qui ont de l'hyperactivité ou des problèmes d'attention ont souvent des comporte­ments dérangeants dans plusieurs milieux à la fois, que ce soit à l'école, à la maison, dans le milieu de garde ou dans celui des sports et des loisirs. Ils ont fréquemment des conflits avec l'autorité parentale, scolaire ou autre. Les adultes qui les côtoient communiquent souvent avec leurs parents au sujet de leur comportement. 

La majorité de ces jeunes ont beaucoup de difficulté à suivre les consignes et à faire leurs travaux scolaires. Un rendement scolaire faible ou à la baisse accompagne fréquemment ces difficultés. Plusieurs sont solitaires et ont du mal à se faire des amis et à les conserver.

Briser les mythes...

Toutes les affirmations suivantes sont fausses:

     1-  L'hyperactivité et les problèmes d'attention sont causés par une mauvaise éducation;

   2- Les jeunes qui ont de l'hyperactivité ou des problèmes d'attention ne réussissent pas     parce qu'ils sont paresseux, manquent de motivation et ne veulent pas faire d'efforts;

3- Les jeunes qui peuvent rester concentrés pendant des heures devant la télévision ou un jeu vidéo ne peuvent pas avoir de  l'hyperactivité ou des problèmes d'attention.

4-L'hyperactivité et les problèmes d'attention vont disparaître à  l'adolescence ou à l'âge adulte;

5- La prise de médicaments .comme le  Ritalin guérit définitivement  l'hyperactivité et les problèmes d'attention;

6-Il Y a nécessairement un lien entre  l'hyperactivité et le comportement agressif d'un jeune.

 Il faut briser tous ces mythes, car  ils nuisent à la réussite des jeunes, à leur épanouissement personnel et à leur intégration dans la société. Souvent, ces jeunes veulent réussir, répondre aux exigences de leur environnement. Il. ne s'agît pas d'un manque de volonté, mais bien d'un manque de contrôle.

Quels Comportements indiquent qu'il faut consulter?

Il faut consulter lorsque le jeune: est très agité, peu importe l'endroit ou la situation  (il a du mal à rester assis, à jouer calmement); est facilement distrait et oublie fréquemment des objets ou les tâches qu'on lui confie; est incapable de rester concentré longtemps sur  la même activité et a du mal à suivre les consignes et les explications; a beaucoup de difficulté à retenir ses paroles ou ses gestes (il répond impulsivement aux questions, avant même qu'on ait fini de les lui poser, interrompt les conversations ou passe à l'action sans réfléchir)

Ces comportements ne sont pas exclusivement associés à l'hyperactivité et aux problèmes d'attention. Toutefois, lorsqu'on remarque plusieurs de ces comportements chez un jeune, il devient nécessaire de consulter rapidement une personne- ressource compétente pour avoir une évaluation.

À qui en parler?

Si le jeune semble avoir de l'hyperactivité ou des problèmes d'attention, il est important d'en parler à une professionnelle ou à un professionnel des réseaux de la santé et des services sociaux, de l'édu­cation ou des services de garde. Cette personne examinera la situation avec les parents afin d'établir la nécessité de faire une évaluation plus poussée. Lorsqu'un diagnostic médical est requis, le médecin traitant collabore avec les autres professionnels qui côtoient le jeune pour compléter l'évaluation*.

Pour éviter ou limiter le développement, d'autres problèmes

Dès que l'on a des raisons sérieuses de croire qu'un jeune a de l'hyperactivité ou des problèmes d'attention, il faut consulter pour avoir une évaluation approfondie. Plus on intervient rapidement, plus on réduit les risques d'apparition d'autres problèmes chez le jeune, comme une faible estime de soi, l'anxiété, la dépression et leurs conséquences telles l'opposition, la délinquance, la toxicomanie, etc.

Pour en savoir plus:

Sites Internet Gouvernementaux:
www.meg.gouv.qc.ca
www.mss.gouv.qc.ca
www.mfe.gouv.qc.ca

Regroupements et associations de parents Panda du Québec
www.associationpanda.qc.ca
téléphone: (450)979-7788

Association québécoise pour les troubles d'apprentissage (AQETA)
www.aqeta.qc.ca
téléphone: (514)847-1324

Qu'est-ce qu'une otite et une méningite ont en commun? 

La pneumococcies.

Qu'est-ce qu'une pneumococcie?

Une pneumococcie est une maladie causée par le pneumocoque, également appelé Streptococcus pneumoniae, bactérie microscopique aussi malfaisante que son nom est difficile à prononcer. Tous les ans, elle affecte plus d'un demi-million d'enfants au Canada. Certaines des maladies qu'elle cause peuvent mettre la vie d'un enfant en danger. Les pneumococcies sont soit envahissantes (ayant tendance à se disséminer ou à s'infiltrer], soit non envahissantes (localisées).

La méningite et la bactériémie sont des exemples de pneumococcies envahissantes.

La méningite: est l'infection des enveloppes du cerveau et de la moelle épinière, est probablement la forme de pneumococcie envahissante dont vous avez le plus entendu parler. Dans certains cas, elle peut entraîner la mort ou des séquelles permanentes, telles que des crises épileptiques, la surdité ou une incapacité mentale. La méningite peut également être causée par des organismes viraux ou bactériens autres que le pneumocoque.

La bactériémie: est la présence éphémère de bactéries dans le sang. La bactériémie disparaît souvent spontanément. Elle peut toutefois provoquer des infections graves. Ces infections surviennent lorsque les bactéries présentes dans le sang continuent à se multiplier et qu'elles se disséminent à d'autres parties de l'organisme.

La pneumonie et l'otite moyenne sont des exemples de pneumococcies non envahissantes.

La pneumonie: est une inflammation pulmonaire qui provoque des difficultés respiratoires. Elle peut se manifester graduellement ou subitement. Les symptômes de la pneumonie peuvent varier, selon l'âge de l'enfant et la cause de la pneumonie.

L'otite moyenne: est une infection de l'oreille moyenne qui survient lorsque la cavité située derrière le tympan s'enflamme et se remplit de liquide ou de pus. Jusqu'à l'âge de deux ans surtout, des otites moyennes répétitives peuvent survenir quand un enfant a un rhume. L'otite moyenne peut également être causée par un certain nombre d'organismes viraux ou bactériens autres que le pneumocoque.

Est-ce que mon enfant est à risque?

Oui. Des études ont révélé que les nourrissons et les enfants courent un certain risque de contracter des pneumococcies. En effet, le pneumocoque, qui est responsable d'infections comme l'otite moyenne, la pneumonie, la méningite ou la bactériémie, peut se transmettre d'un enfant à l'autre par les éternuements, par la proximité et par le contact des mains à la bouche. Cependant, plusieurs autres facteurs peuvent accroître le risque pour de nombreux enfants. Pour en savoir plus, consultez votre médecin.

Quels sont les facteurs qui peuvent accroître le risque que mon enfant soit atteint d'une pneumococcie envahissante?

Voici une brève description de quelques-uns des facteurs pouvant accroître le risque que votre enfant soit atteint d'une pneumococcie envahissante: 

Fréquentation d'une garderie: le terme "garderie" s'entend ici d'un lieu situé hors du domicile familial où l'enfant passe régulièrement quatre heures par semaine ou plus en compagnie d'au moins deux autres enfants non apparentés, sous la surveillance d'adultes. Les enfants qui fréquentent une garderie sont environ 2 à 3 fois plus exposés aux pneumococcies envahissantes. 

Otite récente: les enfants ayant été atteints récemment (au cours des trois mois précédents) d'une otite sont presque deux fois plus à risque que les autres enfants d'être atteints d'une pneumococcie envahissante.

Traitement récent par antibiotique: les enfants' ayant suivi récemment une antibiothérapie sont environ trois fois plus susceptibles que les autres enfants d'être atteints d'une pneumococcie envahissante.

Origine ethnique: les enfants d'origine africaine ou amérindienne courent un risque plus grand que les autres enfants d'être atteints d'une pneumococcie envahissante.

Autres maladies: les enfants atteints d'un cancer, d'une maladie rénale ou d'une maladie chronique telle que le diabète ou la drépanocytose, ou ceux dont le système immunitaire est affaibli par une chimiothérapie ou le VIH, sont également plus vulnérables aux pneumococcies envahissantes.

Questionnaire d'évaluation du risque

Après avoir examiné les principaux facteurs de risque associés aux pneumococcies envahissantes, prenez quelques instants pour remplir le questionnaire ci-dessous. Vous et votre médecin serez ainsi mieux en mesure de déterminer la nature du risque pour votre enfant.

Votre enfant se trouve-t-il régulièrement en compagnie d'autres nourrissons ou d'autres enfants?

D'autres enfants de la pré maternelle ou de la garderie que fréquente votre enfant sont-ils souvent malades?

Votre enfant a-t-il souffert récemment d'une otite moyenne?

Votre enfant appartient-il à l'un des groupes ethniques suivants?: Africain Amérindien.

Votre enfant souffre-t-il d'une maladie chronique ou son système immunitaire est-il affaibli?

Si vous avez répondu OUI à l'une des questions ci-dessus, votre enfant pourrait être plus à risque de contracter une maladie associée aux pneumococcies envahissantes. Consultez votre médecin pour en savoir plus.

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Au féminin

§Cancer du sein
§Sécurité/maternité
§La ménopause

Cancer du sein

Pour être en santé, il faut d'abord bien se connaître. Une femme doit connaître ses seins comme elle connaît son visage ou ses mains - c'est ce qui lui permettra de noter toute modification qui pourrait se produire. Le dépistage précoce est très important: on peut traiter avec succès la grande majorité des problèmes affectant le sein, s'ils sont décelés tôt. C'est un des secteurs de votre santé où vous pouvez jouer un rôle actif. N'hésitez pas à parler du cancer du sein avec vos amies et les femmes de votre famille.

Concrètement, qu'est-ce que je peux faire pour préserver la santé de mes seins?

La meilleure approche, c'est l'examen régulier: la mammographie, l'examen fait par un professionnel de la santé, l'auto-examen des seins (AES)

La mammographie:

Vous devriez parler à votre médecin de la mammographie. Il s'agit d'un type de rayons X permettant de déceler les grosseurs qui sont trop petites pour être palpables. La mammographie permet également d'en savoir plus sur les grosseurs dépistées au cours de l'AES ou lors d'un examen effectué par un professionnel de la santé.Toutes les femmes de 50 à 69 ans devraient passer à la mammographie tous les deux ans. Les femmes de moins de 50 ans qui présentent un risque plus élevé de développer un cancer du sein devraient discuter avec leur médecin des avantages de la mammographie.

L'examen des seins:

Il y a deux façons de procéder, et les deux sont d'égale importance. Faites examiner vos seins à tous les deux ans par un médecin ou une infirmière. Mais ne négligez surtout pas d'examiner régulièrement vos seins pour y déceler très tôt l'apparition d'une grosseur: c'est ce qu'on appelle l'auto-examen des seins (AES). On ne peut trop souligner l'importance de cette double approche.

L'auto-examen des seins:

L'auto-examen permet de connaître sur le bout de vos doigts ce qui constitue l'état normal de vos seins. Par conséquent, il vous sera facile de détecter tout changement, si mineur soit-il. L'importance de l'AES augmente en proportion de l'âge. La Société canadienne du cancer recommande que toutes les femmes de plus de 40 ans procèdent à l'auto-examen des seins à chaque mois, à la même période du cycle menstruel, ou à la même date dans le cas d'une femme ménopausée. La Société canadienne du cancer a publié un dépliant sur l'AES qui pourrait vous être très utile.

Être attentive, mais à quoi?

Quand vous aurez fait l'auto-examen de vos seins quelques fois, vous saurez quel est leur état normal. Toute modification est un signal vous avertissant qu'il y a peut-être un problème. Regardez-vous attentivement dans un miroir: si vous remarquez des dépressions ressemblant à des fossettes sur le sein ou autour du mamelon, ou si la peau se met à avoir l'apparence d'une pelure d'orange (des taches qui peuvent être rosées, rougeâtres ou de couleur normale mais où les pores de la peau sont très apparents), il serait bon de consulter. Si vous décelez dans un sein une grosseur ressemblant à un pois,. ou encore un endroit dont la texture vous semble différente (plus dure ou plus massive) du reste du sein, il peut s'agir d'un signe avertisseur. Les seins sensibles ou douloureux, les écoulements inhabituels du mamelon sont généralement reliés à des problèmes bénins mais ils peuvent parfois indiquer la présence d'un cancer. Les saignements et les durcissements du mamelon doivent être étudiés par un professionnel compétent, pour éliminer la possibilité qu'il puisse s'agir d'un cancer.

Si vous remarquez quelque changement que ce soit, et surtout un de ceux mentionnés ci­dessus, consultez immédiatement votre médecin.

Y a-t-il des femmes qui sont plus exposées que d'autres au cancer du sein?

On estime que 50% des Canadiennes sont particulièrement susceptibles d'avoir un cancer du sein. Cela ne signifie évidemment pas qu'elles seront toutes atteintes mais simplement qu'elles doivent être encore plus attentives à l'état de leurs seins.

Doivent être doublement prudentes, les femmes qui ont plus de 50 ans, qui ont déjà souffert d'un cancer du sein, qui viennent d'une famille où plusieurs femmes ont été atteintes de cancer du sein, surtout s'il s'agit de parentes très proches (mère ou sœur), qui n'ont jamais eu d'enfant, ou étaient âgées de plus de 30 ans lors de leur première grossesse, qui ont eu une puberté précoce (avant l'âge de 12 ans) ou une ménopause tardive (après 50 ans).

Est-ce qu'une grosseur dans un sein indique nécessairement la présence de cancer?

Pas du tout. En fait, la plupart du temps, on n'a pas affaire à un cancer. Mais la seule façon d'être sûre, c'est de consulter votre médecin pour toute grosseur ou toute modification que vous décelez dans un sein.

Mais si c'est vraiment un cancer?

Quand le diagnostic est précoce et le traitement appliqué sans délai, les chances de guérison sont excellentes. Il faudra faire disparaître les tumeurs cancéreuses. On peut s'y prendre de différentes façons, mais c'est vous et votre médecin qui déciderez de la méthode appropriée.

Quel est le rôle de l'alimentation?

Il est possible qu'un régime alimentaire équilibré puisse réduire le risque de cancer du sein mais les preuves à cet effet ne sont pas absolument concluantes. Il est sage cependant de suivre les directives du Guide alimentaire canadien (1991) qui a été élaboré dans le but de favoriser un bon état de santé: Consommez des aliments variés. Mettez l'accent sur les céréales, le pain et les autres produits à base de grains, les légumes et les fruits. Parmi les produits laitiers, les viandes et les aliments cuisinés, optez pour les plus maigres. Maintenez un poids raisonnable: l'exercice physique et une saine alimentation sont de bons moyens d'y parvenir. N'abusez pas du sel, de l'alcool et de la caféine.

Les 7 mesures de prévention

1-Devenez ou demeurez, un non-fumeur et évitez, la fumée des autres.

2- Optez pour un régime alimentaire varié, composé d'aliments contenant peu de matières grasses et beaucoup de fibres. Maintenez un poids-santé et limitez votre consommation d'alcool.

3- Protégez-vous des rayons du soleil. Examinez votre peau régulièrement et signalez sans tarder tout changement à votre médecin.

4- Pratiquez l'auto-examen des seins une fois par mois et n'oubliez pas que la cytologie vaginale (test Pap) et la mammographie sont deux examens essentiels que vous devez prévoir périodiquement, selon votre âge.

5- Consultez régulièrement votre médecin et votre dentiste pour des examens de contrôle.

6- Soyez attentif à tout changement de votre état de santé habituel. Si vous découvrez une bosse, un grain de beauté qui a changé d'aspect ou une plaie qui ne guérit pas, parlez-en tout de suite à votre médecin.

7-Suivez les consignes de sécurité lorsque vous manipulez des matières dangereuses, que ce soit à la maison ou au travail.

Pour informations:

Organisation du ruban rose: www.rubanrose.org
Société canadienne du cancer: www.cancer.ca/
Fondation québécoise du cancer: www.fqc.qc.ca/
Cancer du sein - Médecines douces: www.breast.cancer.ca/french/alt_fc.htm

Travailler en sécurité pour une maternité sans danger

La travailleuse enceinte ou qui allaite bénéficie d’une protection particulière. Si elle travaille dans des conditions dangereuses pour sa santé ou pour la santé de l’enfant qu’elle porte ou qu’elle allaite, elle a le droit d’être immédiatement affectée à d’autres tâches ne comportant pas de risque et qu’elle est en mesure d’accomplir. À défaut de possibilités de modifications de son poste de travail ou d’affectation à un autre poste, cette travailleuse a le droit de cesser de travailler temporairement et de recevoir des indemnités de la CSST. Il est important de noter que des conditions de travail dangereuses, conjuguées à des problèmes de santé liés à grossesse, permettent également à la travailleuse de se prévaloir de son droit.

Pour exercer son droit à une maternité sans danger, la travailleuse doit d’abord consulter son médecin pour lui expliquer ses conditions de travail et ses criantes face à sa grossesse. Si le médecin juge qu’il y a danger, la travailleuse lui demande de remplir le Certificat visant le retrait préventif et l’affectation de la travailleuse enceinte ou qui allaite. Pour que le certificat soit valide, le médecin doit obligatoirement consulter le médecin responsable des services de santé de l’établissement où elle travaille, ou s’il y en a pas, le médecin désigné par le directeur de la santé publique du territoire où se trouve son lieu de travail. La travailleuse n’a rien à débourser pour obtenir ce certificat. Ensuite, la travailleuse remet le certificat à son employeur, ce qui constitue automatiquement une demande de modification de son poste ou d’affectation à un autre poste. Durant l’affectation, la travailleuse conserve le même salaire et les mêmes avantages qu’auparavant. Si l’employeur ne peut éliminer le danger, modifier le poste de la travailleuse ou l’affecter immédiatement à d’autres tâches, celle-ci peut cesser de travailler et recevoir des indemnités.

La ménopause

La ménopause est un processus naturel qui survient progressivement vers l'âge de 51 ans. Elle se définit comme un arrêt des menstruations durant une période d'un an, en absence de toutes autres conditions. C'est une des périodes de transition dans la vie d'une femme, marquée par l'arrêt des menstruations et par des changements se produisant chez certaines, même avant la fin des menstruations. La ménopause influence la façon dont la plupart des femmes se sentent physiquement et émotivement. Elle ne débute pas au même âge et n'a pas les mêmes implications chez toutes les femmes, même à l'intérieur d'une même famille. 

L'espérance de vie moyenne de la femme canadienne est près de 80,7 ans. Si cette femme vit plus de 65 ans, son espérance de vie passe à 85 ans. C'est donc dire que la période après la ménopause occupe plus du tiers de la vie de la femme, soit plus de trente ans.

Une discussion sur la ménopause soulève des sujets très délicats: le vieillissement, l'estime de soi, la sexualité, le risque du cancer, l'incapacité physique, etc... Mais la ménopause peut également donner l'occasion d'une remise en question des valeurs fondamentales et permettre d'apporter une plus grande attention à votre santé et aux moyens de la préserver le plus longtemps possible. 

Car, à quoi sert de vivre jusqu'à 85 ans, si c'est pour passer les dernières années de sa vie avec un handicap physique ou sans autonomie ? 

Le cycle menstruel.

Les ovaires contiennent des ovules et produisent des hormones, responsables des caractéristiques de la femme. Chaque mois, un ovule parvient à maturité, sous l'action des hormones, et chemine de l'ovaire à l'utérus. L'oestroène est responsable de la féminité. Cette hormone est aussi responsable de l'épaississement de la couche interne de l'utérus ou muqueuse de l'endomètre, à chaque mois. Une fois que l'ovulation se produit, une deuxième hormone sexuelle, la progestérone, prépare l'endomètre à la survenue d'une grossesse. Si la grossesse se produit, l'oeuf s'implante dans la muqueuse épaissie. En absence de fécondation, le taux de progestérone chute, entraînant le décollement de l'endomètre. La menstruation survient alors. 

La pré-ménopause. 

La ménopause survient lorsque les ovaires ont épuisé leurs réserves d'ovules qui peuvent être fécondés. Lorsque survient la quarantaine, l'organisme sécrète une quantité de plus en plus faible et inconstante d'hormones. Ces changements peuvent s'étaler sur quelques mois à plusieurs années. Certains mois, l'ovulation ne se produit pas. En absence de progestérone, produit après l'ovulation, l'intervalle entre les menstruations et leur durée peuvent fluctuer. Ces phénomènes entraînent un épaississement de la couche interne de l'utérus ou l'endomètre. Quelques fois, cet épaississement devient instable et déclenche des menstruations excessives et caractérisées par le passage de caillots, accompagnés ou non de douleurs menstruelles, sous forme de crampes. 

La ménopause.

Vers la fin de la période de la pré-ménopause, lorsque vos règles cessent et que vous commencez à ressentir les symptômes de la ménopause, vous entrez en ménopause. Vos ovaires ne produisent plus d'ovules et fabriquent une faible quantité d'oestrogènes. Les menstruations cessent complètement. Si vous avez atteint la cinquantaine et que vous n'avez plus de règles pendant un an, vous avez atteint la ménopause. La ménopause chirurgicale se produit lorsque vous devez subir l'ablation des deux ovaires, quelque soit votre âge. 

Par ailleurs, si vous avez subi l'ablation de l'utérus, vous n'aurez pas de menstruations, mais vos ovaires devraient fonctionner jusqu'à ce que tous les ovules de l'ovaire soient épuisés. Si vous avez subi une hystérectomie (ablation de l'utérus) et que vous éprouvez de symptômes de la ménopause, consultez votre médecin, qui par une prise de sang, pourra vous dire si vous avez atteint la ménopause. D'autres problèmes tels , l'hypothyroïdie, l'hypoglycémie, les modification de la tension artérielles, etc. peuvent mimer les symptômes de la ménopause. 

Symptômes de la ménopause. 

Principaux symptômes de la ménopause

Symptômes corporels
  • bouffées de chaleur, sueurs nocturnes. 
  • amincissement vulvaire et vaginal (vaginite atrophique). 
  • incontinence urinaire. 
  • modification des réactions sexuelles. 
  • fatigue et lassitude. 
Symptômes psychologiques
  • problèmes de l'humeur. 
  • problèmes de mémoire. 
  • tendance à la dépression. 
  • anxiété et nervosité. 

Bouffées de chaleur.

L'organisme maintient sa température constante en modifiant l'afflux de sang au niveau de la peau. Les oestrogènes interviennent dans le mécanisme de régulation de la température corporelle. Lorsque la sécrétion d'oestrogène diminue, à la ménopause, ce mécanisme peut être défectueux, ce qui se manifeste par des bouffées de chaleurs. Les bouffées de chaleur, qui surviennent souvent durant le sommeil, causent de fréquentes périodes d'éveil nocturne et de l'insomnie, et elles peuvent être très incommodantes. Trois femmes ménopausées sur quatre éprouveront des bouffées de chaleurs. Dans la majorité des cas, les bouffées de chaleur persisteront pendant plus d'un an et, chez près de la moitié des femmes, jusqu'à 5 ou 10 ans après l'arrêt des règles. Certaines femmes ont même des bouffées de chaleur jusqu'à plus de 70 ans. 

Le premier signe se révèle une sensation de pression au niveau de la tête, comparable à un mal de tête.  L'intensité s'accroît progressivement et culmine pour laisser place à la bouffée de chaleur proprement dite, qui débute au niveau de la tête et du cou et envahit en nappe l'organisme tout entier.  La sensation de chaleur est suivie par un crise de sueur plus ou moins gênante surtout la nuit, qui est plus marquée au niveau de la tête, du cou et de la poitrine.  Elle peut être ressentie aussi au niveau des joues et des jambes.  L'épisode peut durer de 2 à 5 minutes et se terminer par des tremblements et des frissons. 

Le mécanisme des bouffées de chaleur est encore mal expliqué, mais de nombreuses études ont démontré que les oestrogènes constituent actuellement le meilleur traitement que nous ayons contre celles-ci et d'ailleurs, contre les autres symptômes de la ménopause. 

La clonidine (Dixarit®), un médicament utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle, est une solution de rechange lorsque les hormones ne peuvent être utilisées dans le traitement des bouffées de chaleur, et son efficacité a été prouvée. On ne dispose pas de données sûres sur l'efficacité de l'association de belladone, d'ergotamine et de phénobarbital (Bellergal®), mais cette préparation est utilisée, sans danger, depuis plusieurs années. 

Problèmes de l'humeur et de la mémoire. 

La ménopause peut se caractériser par des sautes d'humeur, de l'irritabilité, de l'anxiété, parfois même des pertes de mémoire et des problèmes de concentration. Certaines femmes se sentent dévalorisées et déprimées. Certaines études laissent supposer qu'il y a une incidence accrue de manifestations dépressives, à la ménopause. La ménopause représente, pour certaines femmes, le début du vieillissement. Cependant, il existe de plus en plus de femmes dans la cinquantaine qui demeurent épanouies, pleines de vitalité et de sensualité. Les oestrogènes agissent sur les neurotransmetteurs impliqués dans la dépression pour en améliorer les symptômes. Mais il est important de noter que l'hormonothérapie seule n'est pas suffisante pour traiter adéquatement une dépression importante. De plus, les oestrogènes stabilisent l'humeur et améliorent la sensation de bien-être. D'autres études ont démontré un effet favorable des oestroènes sur la mémoire verbale et la capacité d'apprentissage. La concentration de l'acétylcholine, neurotransmetteur important pour la mémoire, est augmentée par les oestrogènes. Certaines études affirment même qu'il est possible de réduire l'incidence de la maladie d'Alzheimer.

Incontinence urinaire. 

La réduction du taux d'oestrogène peut entraîner l'amincissement de la couche interne (muqueuse) qui recouvre la vessie, provoquant l'écoulement involontaire de petites quantités d'urine lorsque l'on rie, éternue ou porte des paquets. Il est possible d'uriner plus souvent, souvent la nuit, ou d'être plus susceptible de développer des infections urinaires.

Image corporelle. 

Le déficit en oestrogènes peut occasionner des transformations graduelles au niveau de la peau et du tissu de soutien.  La quantité de liquide intracellulaire diminue, ce qui provoque un amincissement des couches sous-cutanées de même qu'une baisse d'activité des glandes de la sueur.  La peau devient ainsi plus sensible à la température et à l'humidité.  On observe également une diminution des poils pubiens, axillaires et une perte de cheveux. Certaines femmes noteront une accentuation des rides durant la ménopause, parce que l'oestrogène contribue à l'intégrité de la structure du tissu de soutien de la peau. L'hormonothérapie de remplacement peut bloquer ce phénomène.  De même, une peau régulièrement exposée aux rayons ultraviolets perd de son hydratation et de son élasticité naturelle. Ces changements ne peuvent toutefois pas être résorbés par l'hormonothérapie de remplacement. 

Sexualité. 

Le déséquilibre hormonal peut entraîner des problèmes d'ordre sexuel.  La baisse du niveau d'oestrogènes entraîne une réduction de 60% du flux sanguin au niveau de la vulve et du vagin.  Ce phénomène peut provoquer une réduction de la lubrification, la sécheresse vaginale et des douleurs au cours des relations sexuelles. La couche recouvrant le vagin devient mince et plus fragile, et des saignements après les relations peuvent survenir.  L'amincissement et l'aplatissement de la couche interne du vagin combinés à la baisse de production d'acide lactique contribuent à augmenter l'alcalinité des sécrétions vaginales, la fréquence des irritations et des infections. 

Certaines femmes peuvent perdre tout intérêt pour la sexualité.  D'autres trouveront leur vie sexuelle plus stimulante simplement parce qu'elles n'ont pas à s'inquiéter des grossesses imprévues. 

Comme la sexualité peut être une question délicate, il n'est pas étonnant que plusieurs facteurs peuvent influencer la vie sexuelle à la ménopause: 

  • Diminution du taux d'hormones. 
  • Prise de médicaments. 
  • Problèmes de communication avec le conjoint. 
  • Modification de la réponse sexuelle due au vieillissement naturel. 

Ostéoporose. 

La densité osseuse augmente jusqu'à l'âge de 35 ans, après quoi elle diminue progressivement. Les os deviennent plus minces, plus poreux et plus fragiles, c’est ce qu’on appelle l’ostéoporose. Ce processus s'accélère à la ménopause car l'oestrogène, qui ralentit normalement la perte de la masse osseuse, se retrouve diminué ou absent. 

L'ostéoporose constitue la maladie osseuse la plus fréquente en Amérique du Nord. Elle menace plus la femme que l'homme, en raison du remodelage osseux qui résulte de la chute d’oestrogènes de la ménopause. Par conséquent, la femme, immédiatement après sa ménopause, perd de 3 à 5% de sa masse osseuse annuellement. Ce taux décroît avec le temps pour se stabiliser autour de 1 à 2% par année. Ainsi, à 80 ans, la femme a perdu 50% de sa masse osseuse. 

Des os plus fragiles se brisent plus facilement. Après 50 ans, une femme sur quatre (un million de Canadiennes) présente de l’ostéoporose. Les fractures de la hanche, des côtes et des vertèbres sont les plus fréquentes. Après 70 ans, une femme sur six subit une fracture de la hanche et une femme sur quatre se brise une vertèbre. 

Les fractures ont des conséquences graves chez les personnes âgées. Jusqu'à une femme sur six qui se fracturent la hanche meure dans les six mois qui suivent. Un autre groupe de 30 à 50 p. 100 demeure invalide à vie. Parmi les femmes qui s'en remettent, un grand nombre devront bénéficier de soins de longue durée. Les fractures vertébrales passent parfois inaperçues, mais elles peuvent causer des douleurs dorsales et réduire la mobilité. A la longue, elles peuvent entraîner une diminution de la taille ou une courbure de la colonne vertébrale. 

Enfin, l'ostéoporose comporte un coût très important, de l'ordre de 300 millions de dollars par année, au Canada. Cette maladie osseuse constitue donc un problème de santé publique énorme. Plusieurs études récentes ont indiqué que l'hormonothérapie de remplacement contribue à ralentir le processus d'amincissement des os, surtout si le traitement est commencé tôt au début de la ménopause, lorsque la perte osseuse est la plus rapide, et qu’elle est maintenue pendant au moins dix ans. Le risque de se casser un poignet ou une hanche se retrouve  réduit de moitié. La prise d'oestrogènes à n'importe quel moment après la ménopause contribue également à freiner la perte osseuse et réduit le risque de fracture. La Société de l'ostéoporose du Canada recommande une hormonothérapie de remplacement initiée en dedans de trois ans après le début de la ménopause et maintenue pour une période de 10 ans, pour une protection osseuse maximale. 

Quels sont les risques de phlébites et de thromboses artérielles? 

Traditionnellement, les gens croient que l'hormonothérapie de remplacement favorise le risque de thrombophlébites  profondes (caillots de sang emprisonnés dans les vaisseaux sanguins) et d'embolies pulmonaires.  Des anomalies de la viscosité (épaisseur) du sang et des facteurs de la coagulation (qui empêchent de saigner) sont rapportées avec la prise des oestrogènes.  Pourtant, il n'existe aucune relation entre la prise des oestrogènes et l'apparition de thrombose chez la femme ménopausée saine.  Chez celles qui ont des antécédents de thromboses, surtout pendant la grossesse ou  à la suite de la prise d'anovulants, l'utilisation d'estrogènes par la voie transcutané évite le premier passage des hormones au niveau du foie et la synthèse accrue des facteurs de coagulation. 

Des études récentes concluent même que l'hormonothérapie de remplacement pourrait réduire le risque de thrombose artérielle (surtout coronarienne) en agissant sur les plaquettes, sur les facteurs de coagulation et par un effet vasodilatateur (ouverture) sur les vaisseaux sanguins. 

Quant aux accidents cérébrovasculaires (ACV), les conclusions des études sont moins claires. Une quinzaine d'études démontrent que le risque d'ACV chez les patientes traitées n'est pas modifié d'une façon significative par l'hormonothérapie.  Il ne semble pas contre-indiqué de prescrire une hormonothérapie de remplacement chez les patientes ayant souffert d'ACV, mais l'effet bienfaisant de l'hormonothérapie sur les vaisseaux coronariens ne se retrouve pas au niveau des vaisseaux cérébraux. 

S'il s'agit d'un phénomène naturel, pourquoi envisager un traitement?

Vous n'avez pas besoin de traitement, mais vous devez décider comment vivre votre ménopause. Bien que naturelle, la ménopause entraîne des symptômes qui peuvent être très incommodants pour certaines femmes. La décision vous revient, mais pour faire des choix judicieux, vous avez besoin d'informations précises. Vous devez comprendre quels sont vos risques de maladies cardio-vasculaires, d'ostéoporose et de cancer. Le programme de santé de chaque femme variera selon les facteurs de risque, ses préoccupations et ses objectifs. 

Pourquoi les patientes cessent-elles le traitement hormonal ?

  • crainte du cancer (surtout du sein et de l'utérus). 
  • retour des menstruations. 
  • manque d'informations sur les avantages et inconvénients. 
  • ne veulent pas prendre de médicaments. 
  • syndrome prémenstruel. 
  • prise de poids. 
  • complexité du traitement. 
  • coût. 

Alimentation. 

Consommer moins de gras et plus de fibres contribue à protéger contre le cancer et les maladies cardiaques. Boire trop de café et d'alcool peut nuire à la santé. Pour renforcer les os, la Société de l'ostéoporose du Canada recommande de 1200-1500 mg par jour de calcium, pour les gens de 50 ans et plus. Les produits laitiers sont une excellente source de calcium et sont enrichis de vitamine D. Un verre (250 ml) de lait contient presque 300 mg de calcium. Si la consommation de produits laitiers demeure insuffisante, le brocoli, le chou, le fromage et le yaourt peuvent compenser. De plus, des suppléments de calcium peuvent être également ajoutés à la diète. Le calcium à lui seul ne prévient pas la perte osseuse qui résulte principalement de la chute d'œstrogènes. En plus du calcium, plusieurs femmes nécessitent un supplément de vitamine D. 

Cesser de fumer. 

Cesser de fumer constitue l'une des plus décisions les plus importantes pour préserver sa santé. Le tabac cause le cancer du poumon, la principale cause de mortalité du cancer chez la femme et l'infarctus du myocarde, la première cause de décès chez la femme. Il n'est pas jamais trop tard pour cesser de fumer. 

Exercices physiques. 

L'exercice physique aide à conserver la solidité des os et la force musculaire. De plus, il améliore l'équilibre, la souplesse et l'agilité, contribuant à prévenir les chutes et les fractures. De plus, l'exercice est bénéfique pour le coeur et les vaisseaux et peut réduire le stress, les douleurs musculaires et articulaires. L'idéal est de combiner des activités aérobics, sans impact, et la musculation. Trois séances par semaine d'activités physiques de 30 à 45 minutes peuvent améliorer sensiblement la santé et l'apparence physique. 

Santé sexuelle. 

Une vie sexuelle active peut être très bénéfique pour les deux conjoints. L'application d'une gelée lubrifiante ou la prescription d'une crème ou d'un anneau d'oestroènes peuvent améliorer un problème de rapports sexuels douloureux. 

Rôle de l'hormonothérapie. 

Une hormonothérapie de remplacement vise à remplacer les hormones que vos ovaires arrêtent de produire à la ménopause. Il ne s'agit pas de donner un supplément d'hormones, mais bien, un remplacement 

Si vous avez subi une hystérectomie, vous aurez besoin d'œstrogène seulement. Si votre utérus est intact, il vous faudra une hormonothérapie de remplacement combinée, soit de la progestérone en plus de l'œstrogène, parce que la progestérone fournit une protection contre le cancer de l'endomètre. 

Dans bien des cas, le traitement hormonal prévient les symptômes de la ménopause (traitement de courte durée, jusqu'à concurrence de cinq ans) et contribue à prévenir l'ostéoporose et les maladies cardio-vasculaires (traitement de longue durée, plus de cinq ans). Il faut peser les bienfaits et les risques dans votre cas. Il se peut que pour vous ce soit le fait de ne pas prendre d'hormones qui constitue un risque. Demandez à votre médecin si l'hormonothérapie de remplacement est un bon choix pour vous. Si oui, décidez ensemble du meilleur moment de l'amorcer et de la durée du traitement. 

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Au Masculin

§'andropause
§Les troubles érectiles

 

L'andropause

Le Petit Robert définit l'andropause comme la « diminution naturelle de la fonction sexuelle chez l'homme âgé ». Cette définition n'est ni fausse ni exacte. Au sens strictement scientifique, les testicules de l'homme ne cessent jamais complètement leur production de spermatozoïdes.

Il est toutefois juste de dire que la ménopause est caractérisée par l'arrêt de l'ovulation, la fin des menstruations et de la fertilité pour toutes les femmes âgées d'une cinquantaine d'années.

Les deux phénomènes ne sont pas identiques, car si toutes les femmes seront ménopausées, seulement 10 % de la population masculine sera andropausée. De la même façon, les hommes ne cessent pas d'être fertiles : il est plutôt question d'une insuffisance hormonale.

La diminution de l'activité sexuelle qui l'accompagne a sans doute contribué à faire de l'andropause, la ménopause des hommes dans la perception populaire. De plus, les hommes andropausés traversent cette période vers le même âge que les femmes ménopausées. Autre ressemblance, les hommes souffrent alors de problèmes physiques et psychiques semblables à ceux qui touchent les femmes.

Suis-je atteint de l’andropause ?

Si vous avez l'impression de ne plus avoir la forme, de ressentir une sorte de fatigue chronique, surtout le matin, et de manquer franchement de motivation, vous êtes peut-être andropausé. Si vous croyez être surmené professionnellement, ne plus avoir la même vivacité intellectuelle, si vous avez fréquemment mal à la tête, au ventre, au dos et aux articulations, si vous éprouvez des douleurs urinaires, bref si vous avez tous ces symptômes, vous êtes sans doute andropausé.

Irritabilité, susceptibilité, humeurs changeantes et tendances au bougonnement font partie du problème et davantage lorsque vous ne travaillez pas. Tout est propice pour le calme et la détente, mais vous vous emportez et broyez du noir.

Qui plus est, vous cherchez à combattre ce que vous attribuez à un manque de sommeil en vous couchant plus tôt, mais en vain. L'insuffisance hormonale ne peut être compensée par le sommeil. D'ailleurs, vos nuits sont perturbées par des périodes d'éveil où il vous arrive de vous retrouver trempé de sueur en éprouvant des palpitations.

La sexualité

Il est incontournable que votre vie sexuelle soit chamboulée par votre situation si vous êtes andropausé. Vous remarquez une nette baisse ou même une perte d'appétit sexuel.

Même si l'impuissance touche certains hommes, d'autres peuvent être en érection, mais des dysfonctions sont fréquentes : l'éjaculation n'est plus aussi franche et l'orgasme est moins intense.

La mémoire

Le manque de sommeil réparateur entraîne généralement une baisse des capacités intellectuelles. Il devient plus difficile de soutenir un niveau de concentration élevé, ce qui implique l'apparition de difficultés lorsque vient le temps de soutenir une discussion serrée ou même se rappeler des faits récents. Cette réalité est délicate en ce qu'elle place les hommes en situation d'échec dans leurs milieux de travail et familiaux.

L'anatomie

L'andropause entraîne un embonpoint qui peut atteindre des proportions propres à l'obésité. Cette prise de poids a ceci de particulier qu'elle respectera certaines caractéristiques de l'anatomie féminine : les fesses et les cuisses prendront du volume au détriment du ventre.

Les bouleversements de l'andropause causent un stress sur les hommes qui changent alors leurs habitudes alimentaires. Dans le même mouvement, un déséquilibre hormonal fait grimper le taux d 'oestrogène, l'hormone qui provoque l'ovulation des femmes.

À ce nouveau surplus de poids s'ajoute en conséquence de la graisse dans la région des seins. L'augmentation d'hormones féminines comme l'œstrogène a pour effet de gonfler les seins de l'homme et d'augmenter parfois douloureusement leur sensibilité.

Le scrotum perd l'apparence qu'il avait jusque-là, devenant pâle et lisse en même temps que les testicules rapetissent et perdent de leur sensibilité et de leur fermeté. Les poils de cette région tombent à l'exception de ceux situés juste au-dessus du pubis.

Que puis-je faire ?

La première chose à faire avant d'être traité pour l'andropause, est de s'assurer que vos habitudes de vie ou une médication quelconque ne viendraient pas jouer un rôle catalyseur impliquant des conséquences qui s'apparenteraient à l'andropause. Par exemple, la consommation abusive d'alcool et le diabète ont un impact direct sur la vie sexuelle et l'activité des testicules.

Aussi, la prise de certains médicaments qui vous ont été prescrits peut jouer un rôle dans l'apparition des symptômes décrits plus haut. Il va sans dire que votre vie sociale doit être prise en compte dans cette évaluation. Votre relation conjugale ou familiale, un événement tragique survenu récemment ou encore un stress professionnel peuvent expliquer la défaillance des fonctions sexuelles et l'apathie.

Si vous êtes diagnostiqué andropausé, le débalancement hormonal qui vous touche sera rééquilibré justement par un contrôle de ce taux d'hormones.

Oui ou non, la ménopause masculine existe-t-elle

C'est un sacré débat qui se déroule actuellement dans la presse scientifique britannique. L'enjeu n'est pas mince : il s'agit de déterminer si l'andropause existe et peut être traitée. Duncan Gould et Richard Petty, l'un et l'autre médecins à la WellMan Clinic de Londres, penchent nettement en faveur de la reconnaissance officielle de l'andropause. Ils contestent le bien-fondé de toute appellation qui la relierait à la ménopause (fût-elle masculine) car, soulignent-ils, la ménopause est liée à la cessation de toute production d'œstrogènes, un phénomène constant chez la femme. Chez l'homme en revanche, il y a seulement réduction de la sécrétion hormonale de testostérone. De surcroît, le phénomène « n'est pas inévitable, mais se produit le plus souvent chez les hommes d'âge mûr ou entrés dans la vieillesse.

Une analogie intéressante avec la ménopause, c'est la baisse de densité minérale osseuse qui accompagne souvent cette période ou la bio disponibilité de la testostérone diminue. Les hommes dans ce cas se trouvent ainsi en situation de risque accru de fracture du col fémoral. Ils éprouvent également des troubles vasomoteurs à type de bouffées de chaleur, voire des suées nocturnes. Avouez que cela vous a comme un air connu !

Gould et Petty soulignent d'ailleurs que, dès les années 30, les médecins avaient remarqué qu'il était possible de remédier à ces « vapeurs » en administrant de la testostérone aux patients. Pour compléter le tableau, ils insistent sur le fait qu'à ce moment s'installent différents troubles de la dynamique corporelle chez l'homme : diminution de la masse musculaire et augmentation de la masse grasse, baisse de la vigueur physique et intellectuelle...

Howard Jacobs, professeur émérite au Royal Free and University College à Londres, également, souligne la spécificité liée au sexe de la ménopause. Il insiste sur le fait que 50 % des hommes de 50 à 70 ans se plaignent d'impuissance, mais souligne que ces troubles de l'érection ont une cause médicale dans 80 % des cas. Laquelle ? Elles sont variées, mais « l'hypogonadisme est certainement moins fréquent, chez l'homme d'âge mûr, que ne le sont le diabète et l'insuffisance hypophysaire. "  

Les troubles érectiles

M. Tremblay consultait pour un vilain rhume. Une fois l'entrevue terminée, la main sur la poignée de la porte, il se tourne vers le médecin en disant : " Le Viagra, est-ce que c'est bon ? " Depuis plus d'un an, M. Tremblay ne réussit pas à garder ses érections malgré le désir toujours présent pour sa conjointe. Le médecin lui donne rendez-vous pour un examen médical complet afin de déterminer exactement la nature de ses pannes.

Le Viagra a permis aux hommes de révéler leurs secrets. Des secrets souvent très lourds à porter parce que, qu'on le veuille ou non, avoir des problèmes avec son érection signifie pour plusieurs la perte de l'identité masculine. Et ça, c'est souffrant !

Qu'est-ce qui est normal?

Avant de penser être atteint d'un mal irréversible, il faut savoir qu'il est normal que des changements se produisent avec les années. Dans la quarantaine, l'excitation sexuelle liée aux désirs et aux fantasmes ne mène pas aussi facilement à l'érection. La stimulation directe apporte de meilleurs résultats même si le pénis devient moins sensible.

Dans la cinquantaine, malgré le désir que vous éprouvez pour votre partenaire, le pénis est moins rigide et redevient flasque plus rapidement après l'éjaculation. Celle-ci est, par ailleurs, moins puissante. Enfin, alors qu'avant vous pouviez avoir une nouvelle érection dans l'heure suivant la première, il faut maintenant attendre quelques heures sinon quelques jours.

Médicalement parlant

Est-ce que vous pourriez être affecté par une maladie quelconque qui pourrait nuire à l'érection ? Examinons les quatre types de troubles susceptibles de la perturber.

La plomberie : les artères

Votre pénis est constitué de gros (corps caverneux) et de petits vaisseaux sanguins. L'érection se produit quand les parois de ces vaisseaux se distendent permettant au pénis de se remplir de sang. Or, si vous souffrez de conditions médicales qui accélèrent le blocage des artères (l'artériosclérose), vous aurez de la difficulté à obtenir une érection durable. Tout ce qui nuit aux artères coronaires, celles qui nourrissent le cœur, nuira aussi aux artères du pénis : le tabac (80 % des hommes dont les artères sont bloquées sont des fumeurs), un taux élevé de cholestérol, le diabète et l'hypertension.

Les veines

Certains jeunes adultes ont du mal à garder leur érection parce que le sang qui entre dans leur pénis s'échappe aussitôt par les veines. C'est ce qu'on appelle la fuite veineuse. Étant donné le peu de succès de l'approche chirurgicale, il faut alors recourir aux approches pharmaceutiques (voir plus loin).

L'électricité : les nerfs

Les artères peuvent se distendre ou se dilater, grâce à des nerfs qui leur en donnent l'ordre. Certaines maladies, comme le diabète et la sclérose en plaques, affectent particulièrement les nerfs et n'épargnent pas ceux du pénis. Par ailleurs, plusieurs maladies comme l'épilepsie, la maladie d'Alzheimer et certains accidents vasculaires cérébraux (caillot au cerveau) nuisent aussi à l'érection en s'attaquant aux centres de contrôle situés dans le cerveau.

Les interventions chirurgicales sur la prostate peuvent briser certaines fibres nerveuses qui se trouvent à proximité. Ainsi, des problèmes érectiles peuvent affecter 12 % des hommes opérés pour une hypertrophie bénigne de la prostate et 50 % des hommes opérés pour un cancer. Enfin, des lésions de la moelle épinière causées entre autres par des accidents perturbent cette capacité à différents degrés.

La testostérone : l'hormone du désir

Les érections se déclenchent de trois manières. Le premier type d'érection est obtenu par les fantasmes, les idées érotiques, les caresses non génitales et les stimulations olfactives, visuelles ou auditives. Tous ces éléments stimulent l'homme de façon " cérébrale ". C'est ici qu'agit l'hormone mâle - la testostérone -, produite par les testicules. Son rôle se limite au désir, sans lequel ce type d'érection serait beaucoup plus difficile à obtenir. Certaines conditions médicales moins fréquentes peuvent entraîner une sous-production de la testostérone, tandis que certains médicaments peuvent affecter le désir.

Fait intéressant, les hommes peuvent aussi avoir deux autres types d'érection, sans la participation active de la testostérone. Il s'agit d'abord des " érections du sommeil " qu'on observe déjà chez le bébé garçon, dans le ventre de sa mère. C'est un phénomène universel dont on ne connaît pas les causes exactes. Elles surviennent de deux à six fois par nuit et durent 30 minutes.

Le troisième type d'érection est l'érection réflexe. Le fait de caresser le pénis le rend immédiatement dur et gonflé. Tout se passe localement. L'érection ne dépend pas d'un ordre du cerveau. Cependant, chez le jeune adulte, cette voie nerveuse s'excite facilement. Une érection peut donc surgir sans aucune idée ou stimulation sexuelle, ce qui s'avère parfois fort embarrassant.

La durée de l'érection

Les experts n'aiment pas s'aventurer sur ce terrain glissant. Si on dit qu'une érection dure en général 5 à 25 minutes (moyenne de 10 minutes) celui qui la garde 4 ou 27 minutes risque de se sentir anormal. Il faut éviter de s'inquiéter à ce sujet. L'homme n'est pas un meilleur amant parce qu'il reste en érection 14 minutes plutôt que 8. Dites-vous que si votre pénis perd son gonflement, il le retrouvera avec la stimulation appropriée.

L'anxiété de performance

Un phénomène que les hommes ont du mal à identifier est l'anxiété de performance. Vous avez décidé de sauter la clôture, vous êtes rempli de désir pour votre maîtresse et, contre toute attente, c'est la panne. Vous êtes célibataire, une nouvelle flamme se présente, c'est aussi la panne. Vous pouvez vous en remettre lors de la prochaine relation mais, pour certains hommes, le seul fait de surveiller leur pénis mènera à un nouvel échec. L'anxiété de performance déclenche la libération d'un neurotransmetteur au cerveau, la noradrénaline. Celle-ci s'achemine aux artères du pénis, qui se contractent, rendant impossible le remplissage de la verge.

Est-ce votre cas?

Vous pourriez souffrir de ce type d'anxiété si vous êtes capable de garder votre érection même si vous vous trouvez dans une situation où toute pénétration est impossible (vous êtes dans un lieu public donc vous n'avez pas à penser à la pénétration) ou alors si vous n'avez aucune difficulté à obtenir et à garder votre érection par la masturbation. Deux situations qui permettent de voir que vous êtes physiologiquement intact. Ne vous gênez pas pour consulter un sexologue pour vous aider à reprendre le contrôle.

Causes physiques ou psychologiques?

Il y a souvent un peu des deux, mais on s'aperçoit que les causes physiques sont plus nombreuses qu'on ne le croyait auparavant. Pour déterminer si un trouble est d'origine physique ou psychologique, il faut remonter à son apparition. Les maladies affectant les artères et les nerfs prennent des mois voire des années à se développer. Une panne soudaine, par contre, est toujours reliée à une raison sociale ou psychologique, à moins bien sûr d'avoir eu un accident ou d'avoir reçu un médicament qui a un effet sur l'érection.

Un autre indice peut être utile : les érections nocturnes ou matinales. Leur présence signifie que la " mécanique est bonne "; les nerfs sont intacts et les artères jouent efficacement leur rôle.

Les traitements pharmaceutiques

Un bon questionnaire, un examen physique complet et certains tests de laboratoire permettent de mieux déterminer la nature de votre trouble. Arrêter de fumer, traiter un diabète, baisser un taux élevé de cholestérol et contrôler la tension artérielle permettent d'éviter davantage de dommage et parfois même d'améliorer son état.
Maintenant que le diagnostic est établi, voyons les différents produits et approches pour vous permettre de reprendre des activités sexuelles satisfaisantes.

Le Viagra

Il est essentiel de savoir que le Viagra ne fonctionnera pas si vous n'éprouvez pas de désir. En effet, les messages sexuels provenant du cerveau se rendent aux nerfs du pénis et suscitent une cascade de réactions permettant à ce dernier de rester engorgé de sang. Mais cet impact sur les vaisseaux sanguins n'est pas exclusif au pénis. Voilà pourquoi le Viagra est totalement contre-indiqué aux personnes qui prennent des comprimés nitrés (nitro, etc.) prescrits pour de l'angine. La dilatation des vaisseaux peut entraîner, entre autres, une chute de pression fatale.

Voici les dérivés nitrés à ne pas prendre avec le Viagra : Minitran, Nitrodur, Nitrol, Nitrolingual, Nitrong SR, Nitrostat, Transderm Nitro, tridil. Deux drogues de rue contiennent aussi des dérivés nitrés. Il s'agit des " poppers " et de la cantharide ou " spanish fly " recherchée pour ses qualités aphrodisiaques. Associer un de ces deux produits au Viagra peut être très dangereux pour certaines personnes.

Parmi les effets secondaires du Viagra, mentionnons les maux de tête (16 %) et une rougeur subite au visage (10 %).

Quant à son taux de succès, il dépend de l'origine du problème :

  • Lésion de la moelle épinière : 80 %
  • Troubles dépressifs : 76 %
  • Hypertension : 70 %
  • Opération de la prostate par les voies naturelles : 61 %
  • Diabète : 57 à 60 %
  • Ablation de la prostate : 43 %

Le Muse : efficacité de 45 à 70 %

Le Muse consiste en un mini-suppositoire gros comme un grain de riz, que l'on insère dans l'urètre, c'est-à-dire dans le méat urinaire situé sur le gland du pénis. Le médicament agit sur les parois des artères permettant au pénis de se remplir de sang. Chez les deux tiers des hommes, l'érection survient en 5 à 20 minutes et dure de 40 à 70 minutes. Les effets secondaires les plus fréquents sont une douleur au pénis (6 à 36 %), à l'urètre (13 %) et aux testicules (5 %). Pour ceux chez qui il est efficace, il constitue une bonne solution de rechange au Viagra.

Les injections péniennes : efficacité de 70 à 80 %
Les hommes ne sont pas tous prêts à s'injecter une piqûre à côté du pénis. Mais, il s'agit d'une méthode fort efficace surtout si le problème érectile est de nature neurologique. Les effets secondaires fréquents dans les années 80 ont maintenant beaucoup diminué grâce à l'association de nouveaux médicaments. Les plaintes principales sont de la douleur et une sensation de brûlure dans 25 % des cas, et des ecchymoses (bleus) dans 5 à 10 % des cas.

La pompe à vide : efficacité de 89 %
Il s'agit d'une prothèse externe en forme de cylindre rattaché à une pompe. La succion gonfle le pénis. Pour garder l'érection, un anneau est glissé à la base du pénis. Ceux qui s'habituent au côté mécanique de la chose sont généralement très satisfaits.
Cependant, ne vous laissez pas leurrer par une publicité qui affirme que vous pouvez allonger votre pénis en utilisant ce système de succion. Vous vous ferez beaucoup plus de tort que de bien. Mise en garde au sujet de l'anneau de rétention : l'anneau ne doit pas rester en place plus de 30 minutes. Le manque d'oxygène et la formation de caillots pourraient provoquer des cicatrices désastreuses. On peut se procurer de tels anneaux dans les sex-shops et sur Internet.

L'implant pénien
L'implant pénien consiste en une tige de silicone insérée dans le pénis de façon permanente. Avec les années, la diversité des prothèses offertes sur le marché a augmenté : les semi-rigides, les malléables, les gonflables, etc. Les hommes qui ont opté pour cette solution en sont très satisfaits.

 

Tout problème à une solution

La rencontre sexuelle ne se limite pas à la seule pénétration et le fait de prendre l'un ou l'autre de ces produits ne fait pas des hommes des meilleurs amants. Par contre, il faut reconnaître que les hommes affectés par des troubles érectiles peuvent en souffrir beaucoup plus qu'on ne le croit. Il serait temps, pour eux, de se confier à un professionnel de la santé. Il existe des solutions pour chacun.

Plusieurs médicaments peuvent affecter l'éjaculation, le désir et l'érection. Renseignez-vous auprès de votre médecin ou pharmacien.

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Pour tous

§La sclérose en plaque 
§
Les maladies cardiovasculaires
§le zona
§L'insomnie temporaire
§La migraine
§La grippe

La sclérose en plaque (section Lanaudière)

Ensemble pour des lendemains meilleurs.

Territoire desservi dans Lanaudière :

MRC Montcalm
MRC Joliette
MRC d’Autray

Au Canada, une personne sur 500 est atteinte de sclérose en plaques; environ 650 personnes dans la région Lanaudière.

La sclérose en plaques n’est pas une maladie mentale, ni une maladie contagieuse. C’est une maladie du système nerveux central.

Les symptômes de la maladie varient d’une personne à l’autre, il en va de même de l’intensité de la maladie, de la vitesse de l’évolution et de la durée des périodes de rémission.

La sclérose en plaques se manifeste par la présence de l’un ou l’autre de ces symptômes :

- Fatigue intense

- Perte d’équilibre

- Engourdissement ou de picotements

- Tremblements des mains

- Mauvaise coordination des mouvements

- Difficulté de l’élocution

- Troubles visuels

La mission de l’Association de la sclérose en plaques de Lanaudière

- Améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de sclérose en plaques.

Les objectifs

- Briser l’isolement par l’organisation d’activités

- Informer les membres et leur famille sur les ressources et les services disponibles

- Offrir des services aux membres

               -Au niveau loisir

               -Au niveau de l’équipement

               -Au niveau individuel

 

Pour de plus amples informations  ou devenir membre, vous pouvez nous joindre par téléphone au (450) 753-5545 ou par courrier électronique : asepl@citenet.net

 

Les maladies cardiovasculaires

Les 5 prochaines minutes pourraient vous aider à profiter de la vie plus longtemps.

Faites le test du risque cardiovasculaire dès aujourd’hui (c’est facile).

Si une personne de votre entourage ou vous-même risquez d’avoir une maladie cardiovasculaire ce test peut vous aider à déterminer l’importance de ce risque. Il existe des médicaments qui peuvent réduire votre risque de maladie cardiaque, d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de crise cardiaque. Demandez à votre médecin quel traitement  vous convient.

Pourquoi devrais-je faire le test?

o  L’on estime que 1 Canadien  sur 4 souffre d’une maladie cardiaque quelconque

o  Ce sont les maladies cardiovasculaires qui tuent le plus de Canadiens

o  Le risque d’AVC double tous les 10 ans après l’âge de 55 ans

o  39% des hommes de plus de 55 ans meurent d’une maladie cardiovasculaire

o  41% des femmes  de plus de 55 ans meurent d’une maladie cardiovasculaire

o  Si vous faites de l’hypertension, tes sédentaire ou fumez, vous risquez davantage d’avoir des problèmes cardiaques

o  Les femmes sont victimes de près de 60% des 50 000 AVC survenant chaque année au Canada

o Si vous êtes diabétique et êtes âgé de 35 a 64 ans, le risque que vous ayez une maladie cardiaque ou un AVC est 6 fois plus grand que chez une personne qui ne l’est pas.

 

Il y a de l’espoir.

Des résultats de recherches récentes ont permis de découvrir que certains traitements pourraient vous aider à profiter de la vie plus longtemps. Des milliers de Canadiens bénéficient de cette découverte. Ces traitements, combinés à une bonne alimentation et à l’exercice, contribuent à réduire significativement le risque de la maladie cardiaque. Discutez de votre risque avec votre médecin et ensemble, voyez comment vous pouvez améliorer la santé de votre cœur.

Que est votre risque?

1. Avez-vous un problème cardiaque ou avez-vous déjà eu une crise cardiaque, un AVC ou un mini-AVC?     OUI         NON

2. Un Membre de votre famille a-t-il déjà eu une crise cardiaque, un problème cardiaque ou un AVC avant l’âge de 65 ans?     OUI         NON

3. Souffrez-vous hypertension?     OUI         NON 

4. Avez-vous un taux élevé de cholestérol?     OUI         NON

5. Êtes-vous diabétique?     OUI         NON

6. Êtes vous un homme de plus de 45 ans?     OUI    NON

7. Êtes-vous une femme de plus de 50 ans?     OUI    NON

8. Êtes vous une femme ménopausée, ou à qui on a enlevé les ovaires, et qui ne prends pas d’hormones?     OUI         NON

 

Chaque OUI augmente votre risque d’avoir un problème cardiaque, entre autres une crise cardiaque et un AVC. Ne courez pas de risque! Montrez ce test à votre médecin dès aujourd’hui! Ne tardez pas …….parles-en. Cette discussion pourrait vous aider à profiter de la vie plus longtemps.

Réduisez les risques

En plus de prendre le médicament que votre médecin vous a prescrit, il y a des mesures que VOUS pouvez adopter pour améliorer ;a santé de votre cœur.

o  Cessez de fumer

o  Consommez moins de gras et de sel

o  Maintenez un poids santé

o  Consommez moins d’alcool

o  Faites de l’exercice régulièrement

 

Le plus important est de parler à votre médecin de votre santé cardiaque.

 

Le zona

Qu’est-ce que le zona?

Le zona est une infection qui peut survenir chez les personnes qui ont déjà eu la varicelle, communément appelé la "picotte". Le virus responsable de la varicelle cause aussi le zona. Après la disparition des symptômes de la varicelle, le virus demeure dans l’organisme où il reste inactif de nombreuses années

Si le virus redevient actif, il se manifeste alors par une poussée de zona. Le zona se présente habituellement sous al forme d’une éruption douloureuse limitée à un côté du corps ou du visage.

Personne ne sait pourquoi le virus se réactive. Certains médecins croient que l’affaiblissement du système immunitaire avec l’âge permet au virus de resurgir. Heureusement, une fois que l’on a été atteint du zona, il y a peu de chance qu’on en souffre à nouveau.

Qui est victime du zona?

Toutes personnes ayant attrapé la varicelle sont susceptibles de souffrir du zona à un moment ou l’autre de leur vie. Toutefois le risque augmente avec l’âge : les personnes âgées de plus de 50 ans courent le risque le plus élevé, et plus de la moitié des personnes ayant dépassé l’âge de 80 ans ont connu une poussée de zona.

 

Quels sont les symptômes du zona?

1. Douleurs ou sensations cutanés inhabituelles : avant que se manifeste l’éruption de zona, vous pourriez ressentir de la douleur ou des sensations inhabituelles (telles que sensibilité au toucher, picotements ou engourdissement) au niveau de la peau sur un côté du visage ou du corps. La douleur est souvent décrite comme une sensation pulsatile, en coup de poignard, vive ou de brûlure. Il se peut que vous ressentiez de la douleur lorsque l’éruption apparaît tout au long de l’éruption et même après sa disparition.

2.  Éruption : Une éruption apparaît généralement quelques jours après le début de la douleur ou des sensations cutanées inhabituelles. Si une éruption survient c’est d’ordinaire d’un seul côté du visage ou du corps. L’éruption ressemble à une série de petites vésicules remplies de liquide. De nouvelles vésicules apparaissent pendant quelques jours. D’abord humides, les vésicules s’assèchent au bout d’un jour ou deux et forment une croûte. En général l’éruption dure entre trois et quatre semaines avant de disparaître graduellement .

3.  Autres symptôme : Il se peut que vous ressentiez un manque d’énergie ou de la fatigue. Certaines personnes font de la fièvre.

Le zona peut-il entraîner des complications?

La complication la plus fréquente du zona est la douleur qui persiste une fois que l’éruption est guérie. Ces douleurs appelée névralgies post zostériennes seraient attribuables à des lésions durables des nerfs causées par le virus. Ces douleurs peuvent durer des mois, voire un an, après la poussée de zona. Le risque que l’éruption soit suivie de douleur augmente avec l’âge.

Peut-on traiter le zona

Oui. Si vous souffrez de zona, il est extrêmement important que vous consultiez un médecin dès l’apparition des premiers symptômes soit pas plus de trois jours après l’apparition des premières éruptions, il pourra vous prescrire un agent antiviral. Ce type de médicament accélère la guérison de l’éruption et peut atténuer la douleur causée par le zona. En fait, un traitement précoce par certains de ces médicaments peut même abréger les névralgies post zostériennes.

Le zona est-il contagieux?

La plupart des médecins croient qu’il est impossible d’attraper le zona de quelqu’un d’autre. Cependant, les personnes qui n’ont jamais eu la varicelle doivent éviter tout contact physique avec une personne atteinte du zona , étant donné que celui-ci peut causer la varicelle sur ceux qui ne l’ont pas contracté durant l’enfance.

Apprenez à reconnaître le zona sur vous ou sur vos proches. Si vous soupçonnez la présence de zona consultez immédiatement votre médecin.

Rappelez-vous que les personnes âgées courent plus de risques particulièrement élevé de souffrir du zona; il est donc important de savoir en reconnaître les symptômes.

Comment reconnaître les symptômes ?

1. De la douleur ou des sensations cutanées inhabituelles d’un côté du visage ou du corps.

2. Une éruption et des vésicules dans la même région du corps

     3. D’autres symptômes tels que manque d’énergie ou fatigue.

 

Insomnie temporaire

Imaginez cette scène : vous posez la tête sur l’oreiller et au lieu de vous agiter et vous retourner sans arrêt, ou de vous tourmenter avec vos problèmes d’insomnie, vous vous endormez pour vous réveiller frais et dispos le lendemain matin. Un rêve impossible ? Pas du tout. Il est tout à fait possible de passer une bonne nuit de sommeil avec un petit coup de pouce de votre médecin. Mais d’abord, lisez ce qui suit pour en savoir plus sur l’insomnie temporaire.

Qu’est-ce que l’insomnie temporaire?

L’insomnie, c’est la difficulté à s’endormir ou à rester endormi. Les spécialistes du sommeil ont identifié deux grandes catégories d’insomnie, chronique (de longue durée) et insomnie aiguë (temporaire). L’insomnie aiguë est déclenchée par des événements qui ont des répercussions temporaires sur votre vie, par exemple commencer un nouvel emploi. Sans traitement, l’insomnie aiguë peut devenir chronique et durer de quelques semaines à quelques années. L’insomnie chronique peut être déclenchée par certaines habitudes de vie (par exemple, boire du café tard le soir), l’utilisation de certains médicaments (par exemple, des décongestionnant pour les allergies) ou par un autre problème de santé. C’est pourquoi vous devriez consulter votre médecin si vous éprouvez des troubles de sommeil.

Quels sont les problèmes qui peuvent provoquer une insomnie aiguë ?

Un certain nombre de facteurs peut déclencher une insomnie aiguë ou temporaire.

  • Le stress lié au travail
  • Les problèmes familiaux
  • Un séjour à l’extérieur de votre foyer
  • Le décalage horaire

Combien d’heures de sommeil avez-vous besoin en moyenne ?

Le nombre d’heures de sommeil varie d’une personne à l’autre. La majorité des gens fonctionnent très bien avec environ huit heures alors que d’autres ont besoin de dix heures pour s’éveiller frais et dispos. Pour d'autres, quatre à cinq heures suffisent. Les statistiques démontrent toutefois que la plupart des adultes ne dorment en moyenne que sept heures par nuit.

Que se passe-t-il quand vous ne dormez pas ?

Le manque de sommeil n’est pas uniquement ennuyeux, il peut être dangereux. Il a été prouvé que le manque de sommeil est responsable d’un grand nombre d’accidents de voiture et d’accidents de travail. Le manque de sommeil peut vous rendre ;également plus irritable et beaucoup moins productif et même provoquer des absences répétées au travail. Si vous éprouvez de la difficulté à fournir les mêmes efforts au travail ou dans la vie de tous les jours, cela signifie que vous ne dormez pas suffisamment ou peut-être que vous dormez mal.

Quel est le traitement approprié pour l’insomnie aiguë ?

Le traitement de l’insomnie diffère aiguë de celui de l’insomnie chronique. En cas d’insomnie chronique, le meilleur traitement peut être de modifier certaines habitudes de vie (par exemple, arrêter de boire du café) ou de soigner la maladie sous-jacente (brûlure d’estomac). Par contre, dans le traitement à court terme de l’insomnie aiguë, la prise de somnifères peut vraiment aider. Cependant, l’organisme développe une accoutumance à ces médicaments et s’ils sont pris de façon régulière, il sera peut-être nécessaire d’augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets.

Bien des gens pensent que l’alcool aide à s’endormir plus vite, mais il peut aussi l’amener à se réveiller plus tôt ou plus souvent pendant la nuit. Un des problèmes reliés à l’alcool et à certains somnifères est qu’ils peuvent entraîner des troubles tels que la somnolence résiduelle ou la gueule de bois le lendemain.

On retrouve aussi un grand nombre de produits de source naturelle qui contient bien souvent de la valériane. Par contre, les remèdes à base de plantes n’ont pas fait l’objet d’études rigoureuses et les doses ne sont pas uniformes d’un fournisseur à l’autre.

Si vous avez des difficultés à dormir, prenez rendez-vous avec votre médecin ; n’attendez pas votre bilan santé annuel. Votre médecin et vous aurez ainsi le temps qu’il faut pour discuter de ce qui vous préoccupe. Étant donné le grand nombre de médicaments qui existent, votre médecin est le mieux placé pour déterminer celui qui vous convient le mieux.

 

La migraine

Depuis des siècles, des hommes et des femmes souffrent de migraine, ce qui entraîne des absences du travail et l’annulation de loisirs. Pour plusieurs, la qualité de vie est nettement réduite. Heureusement, il y a de l’espoir pour de nombreux patients ; les recherches en médecine font des percées prometteuses dans le domaine de la migraine. Les médecins en ont maintenant une meilleure compréhension et de sa manifestation. Grâce aux progrès enregistrés dans le traitement médicamenteux, les médecins peuvent offrir aux patients toute une gamme de produits. Certains médicaments préviennent la migraine alors que d’autres soulagent rapidement les symptômes

Qu’est-ce que la migraine ?

La migraine est plus qu’un gros mal de tête. C’est un type de céphalée pulsative ou battante, se manifestant souvent d’un seul côté de la tête et souvent associé à la nausée, aux vomissements et à la sensibilité à la lumière, aux odeurs et aux bruits. L’intensité des migraines peut varier. Les gens souffrant de migraine peuvent avoir des crises bénignes et d’autres très douloureuses et invalidantes.

La seule façon pour un médecin de diagnostiquer la migraine est de poser des questions. Aucun test ni examen ne peut prouver de façon précise que vous êtes atteint ou non de migraine. On procède tout de même à un examen physique et on demande parfois une tomodensitométrie ou un test par imagerie par résonance magnétique pour exclure les autres causes possibles de céphalées. Ces tests ne sont toutefois pas nécessaires chez les patients souffrant de migraine typique.

Qui souffre de migraine ?

Plus de trois millions de Canadiens souffrent de migraine. Les femmes sont plus souvent affectées que les hommes. Même si on peut parfois expliquer la migraine par une tendance familiale (de cause génétique), ce n’est pas toujours le cas.

Comment se manifeste la migraine ?

Deux facteurs sont à l’origine de la douleur migraineuse. Durant une crise de migraine, les terminaisons nerveuses du trijumeau induisent l’inflammation et le gonflement de la paroi des vaisseaux sanguins. De plus, les messages en provenance du cerveau entraînent la libération de neuropeptides qui agissent comme médiateurs chimiques de la douleur. Ces neuropeptides provoquent l’inflammation et contribuent à la douleur migraineuse

Quels sont les éléments déclencheurs de la migraine ?

Les éléments déclencheurs sont des facteurs pouvant être à l’origine de votre migraine. Pour un grand nombre de personnes souffrant de migraine, l’identification des éléments déclencheurs qui leur sont propres est une étape importante à franchir en vue de réduire la fréquence et la gravité des crises. Voici une liste d’éléments déclencheurs. Rappelez-vous que les éléments varient d’une personne à l’autre et les vôtres peuvent être différents de ceux de la liste

1.      Aliments

a. Fromage (particulièrement ceux vieillis)

b. Chocolat

c.  Noix

d.  Agrumes

e.  Produits laitiers

 

2.      Boissons

a.  Vin rouge

b.  Caféine (et sevrage de caféine)

 

3.      Additifs alimentaires

a.  Glutamate mono sodique

b.  Aspartame ou succédané de sucre

c.  Nitrites

 

4.      Facteurs environnementaux

a.  Fluctuation de la pression barométrique

b.  Odeurs fortes

c.  Lumière intense ou clignotante

 

5.      Changements hormonaux

a.  Avant ou après les menstruations ou l’ovulation

 

6.      Autres facteurs

a.  Sommeil prolongé ou manque de sommeil

b.  Agitation ou activité intense

c.  Stress au travail ou au foyer

d.  Privation de repas

Puis je traiter ma migraine sans médicaments ?

Pour réduire la douleur causée par une crise, vous pouvez simplement commencer par vous étendre dans une pièce sombre et silencieuse. Vous pouvez également aider à réduire la douleur en vous plaçant sur le front un sachet de glace ou une compresse froide ou en ayant un massage du cuir chevelu. De plus en appliquant les règles suivantes, vous pouvez aider à prévenir les crises de migraine : adoptez des habitudes de sommeil régulières, alimentez-vous sainement ce qui signifie entre autres de manger à des heures régulières, faites de l’exercice régulièrement et s’il y a lieu cessez de fumer. Enfin, réservez-vous du temps pour relaxer ; le fait de réduire le stress peut devenir avantageux pour vous.

La grippe

Qu’est-ce que la grippe ?

La grippe ou influenza est une infection causée par le virus de l’influenza de type A et de type B qui survient plus fréquemment durant l’automne ou l’hiver. La grippe est très contagieuse. En général, le virus pénètre dans l’organisme par les muqueuses de la bouche, du nez ou des yeux. Lorsqu’une personne atteinte de la grippe tousse ou éternue, le virus se retrouve en suspension dans l’air et peut être inhalé par toute personne se trouvant à proximité.

Dans la plupart des agglomérations, les enfants d’âge scolaire sont les premiers à être touchés par le virus de la grippe ; ils le transmettent ensuite à d’autres membres de la famille ou à d’autres personnes au cours d’activités de groupe. Au cours d’une saison de grippe moyenne, environ 10 à 15 % des personnes sont affectés par le virus, alors que 20 % ou plus de la population est touchée durant une saison plus intense.

Comment savoir si j’ai la grippe ?

En général la grippe se déclare d’un à trois jours après l’exposition au virus. Les symptômes semblent souvent se manifester soudainement : les personnes disent : « avoir l’impression qu’un camion leur a passé sur le corps ». Parmi les symptômes courant de la grippe, on note leur caractère soudain, la fièvre et les frissons, la toux, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, de la fatigue et un affaiblissement. La congestion nasale et le mal de gorge peuvent également affecter certaines personnes.

La grippe est-elle dangereuse ?

Un adulte ou un enfant en santé atteint d’une mauvaise grippe restera probablement alités 3 à 5 jours. Par la suite, la personne recouvrera complètement la santé, mais la toux et la fatigue peuvent persister durant quelques jours ou quelques semaines. Toutefois, la grippe peut être une affection grave. Chaque année, elle affecte jusqu’à 7 millions de Canadiens et entraîne l’hospitalisation de 70 000 à 75 000 personnes. On estime qu’entre 6 000 et 7 000 personnes décéderont de la grippe et de ses complications chaque année au Canada.

Les personnes de plus de 65 ans et celles qui sont atteintes d’affections chroniques sont plus susceptibles d’être gravement malades en raison de la grippe. Ces personnes sont également plus sujettes à être atteintes d’autres maladies infectieuses graves telles que la pneumonie. Si vous êtes une personne âgée ou que vous êtes atteint d’un trouble de santé chronique, vous devriez consulter votre médecin dès les premiers symptômes de grippe.

Peut-on traiter la grippe par des antibiotiques ?

Non. La grippe est une infection virale qui ne peut pas être traitée par des antibiotiques. Ces médicaments éliminent les bactéries ; ils sont employés uniquement en cas d’infections bactériennes. L’emploi inapproprié des antibiotiques contribue à l’apparition de souches de bactéries résistant à ces médicaments, un problème de santé publique devenu important.

Que devrais-je faire si j’ai la grippe ?

Pour vous aider à vous rétablir, il est important que vous vous reposiez. De plus, si vous restez à la maison, vous diminuez le risque de transmettre la grippe aux autres personnes. La grippe demeure contagieuse de 3 à 4 jours après l’apparition des symptômes.

Vous devriez boire une grande quantité de liquides. Les boissons chaudes atténuent la sensation de congestion. Vous pouvez prendre un analgésique pour soulager les courbatures et la fièvre. Ne donnez jamais d’aspirine à un enfant de moins de 12 ans atteint de la grippe, en raison du risque d’un effet secondaire grave nommé syndrome de Reye.

Que puis-je faire pour éviter la grippe ?

Pour éviter d’avoir la grippe ou pour diminuer les symptômes, vous devriez vous faire administrer un vaccin antigrippal chaque automne, en particulier si vous avez plus de 65 ans ou êtes atteint d’un trouble de santé chronique. Si vous êtes enceinte ou allergique aux œufs, vous devriez consulter votre médecin afin de savoir si vous devez ou non vous faire vacciner.

Vous pouvez également adopter des règles simples pour vous protéger contre la grippe :

  • Tenez-vous éloigné des personnes qui ont la grippe étant donné que le virus se propage lorsque quelqu’un tousse ou éternue.
  • Lavez-vous les mains souvent afin de réduire le risque de contagion.
  • Essayer de maintenir un mode de vie sain : ayez une alimentation équilibrée, dormez suffisamment, réduisez votre niveau de stress, buvez beaucoup d’eau et si c’est le cas réduisez votre consommation de tabac.

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