Les traditions 

 

Nos ancêtres avaient une joyeuse façon de vivre, accordée au rythme des saisons.

 

LA MESSE DE MINUIT

La messe commençait toujours par le chant du " Minuit Chrétien " entonné par le meilleur chantre de la paroisse. À quelques endroits un ange allait porter l'Enfant-Jésus dans la crèche suivi par d'autres enfants costumés comme lui; mais il était très important que les Rois Mages n'arrivent que le 6 janvier pour porter l'or, l'encens et la myrrhe, cadeaux de Rois. 

 

LE JOUR DE L'AN

Le jour de l'An était aussi un fête religieuse mais surtout familiale et sociale. Après la grand-messe, tous les paroissiens se donnaient la main et échangeaient leurs meilleurs voeux sur le perron de l'église. Auparavant, Monsieur le curé avait donné sa bénédiction et adressé ses souhaits à toutes ses ouailles. Il avait annoncé les statistiques de natalité et de mortalité de l'année en devenir.

 

LES VEILLÉES

Les veillées entre parents et voisins duraient jusqu'aux Rois le 6 janvier qui était à l'époque une fête chômée avec messe obligatoire. La tradition voulait, pour cette journée, un repas de Roi où l'on servait l'oie rôtie et le gâteau traditionnel dans lequel étaient cachés un pois et une fève. Celui et celle qui en faisaient la découverte étaient proclamés Roi et Reine de la soirée mais, noblesse oblige, le Roi du jour s'engageait à offrir un souper avant la chandeleur le 2 février.

 

LA CHANDELEUR

La chandeleur qu'on appelle aujourd'hui fête de la lumière était un jour d'espérance. Un vieux proverbe s'y rattache et se dit comme suit: "À la chandeleur la neige est à sa hauteur". Après la messe, chacun rapportait de l'Église son cierge béni; il fournissait protection comme les rameaux, l'eau bénite et le crucifix.

 

LE MARDI GRAS

Puis vient Le Mardi Gras, où des personnes costumées passaient par les maisons (un peu comme l'Halloween aujourd'hui). La maîtresse de maison s'était préparée à les recevoir avec du sucre à la crème, des bonbons aux patates. On les faisaient chanter ou parler pour les reconnaître. c'était une très grande fête car le lendemain c'était le mercredi des Cendres et commençait le carême: quarante jours de jeûne que toute personne entre 21 et 60 ans , en bonne santé, se faisait un devoir moral de respecter. On allait même jusqu'à peser sa nourriture.

 

LES JOURS SAINTS 

Les jours saints mettaient fin à cette période qui se terminait le Samedi Saint à midi. Arrivaient aussi les cloches de l'église. On les disait parties à Rome depuis l'office du Jeudi Saint parce qu'elles ne sonnaient pas pendant ce temps. Une croyance voulait que les enfants en âge de marcher faisaient leurs premiers pas à ce moment-là.

 

PÂQUES

Arrivait la grande fête de Pâques, le matin avant que le soleil se lève, on allait recueillir l'eau de Pâques. On disait de l'eau de Pâques qu'elle se conserverait toute l'année et elle avait des effets curatifs.

 

LA CABANE À SUCRE

Le mois de mars arrive, le cultivateur qui avait l'avantage de posséder des érables sur sa terre ou une érablière, procédait à l'entaillage. La cueillette de l'eau d'érable était cependant plus pénible qu'aujourd'hui; Elle se faisait en raquettes d'érable en érable. L'eau ramassée dans des seaux était versée dans un tonneau placé sur un "sleigh" tiré par un cheval. 

 

LES ROGATIONS

Au printemps, à l'approche des semailles, il y avait les Rogations. Pendant les 3 jours précédant l'Ascension, il y avait des cérémonies dans les églises. On chantait des messes pour demander à la providence de bénir les semailles et les travaux des champs. Chaque cultivateur apportait un peu de grain à faire bénir par le curé.

 

LE MOIS DE MARIE

En mai, il ne faut pas oublier le Mois de Marie, les gens se rassemblaient à la croix du chemin après souper pour y réciter le chapelet.

 

FÊTE DIEU

En juin, il y avait la belle célébration de la fête Dieu. Une longue procession à laquelle participaient hommes, femmes et enfants, se rendaient au reposoir en priant et en chantant. C'était une fête avec beaucoup d'éclats; le reposoir était décoré de beaucoup de fleurs et de lumières. Si l'on possédait un vêtement neuf s'était le bon moment pour l'étrenner.

 

LA TONTE DES MOUTONS

À chaque printemps, on faisait la tonte des moutons, ce qui n'était pas une tâche facile. Cette opération était suivie par plusieurs autres: lavage, triage, séchage et cardage; cette dernière opération consistait à mettre en lanière toute cette laine que nos mères et grands-mères devait filer sur le rouet, tisser sur le métier pour en faire des couvertures et des habits ou tricoter en gilets, foulards, bas etc.

 

LA CULTURE DU LIN

Autrefois, on faisait la culture de cette plante textile à mille usages qui demandait beaucoup de travail. Celle-ci fournissait par sa texture, des fibres très résistantes pour confectionner draps, essuie-mains, habits, etc... La graines de lin servait aussi à des fins médicinales. C'est aujourd'hui une denrée assez rare: la culture est malheureusement presque disparue.

 

LA SAINT-JEAN-BAPTISTE

La célébration de la Saint-Jean est une tradition qui remonte au début du XIXe siècle pour les Québécois. Auparavant, elle était fêtée seulement dans les paroisses qui portaient le nom de Saint-Jean. Devenue la Fête nationale, elle était marquée par un défilé de char allégoriques où le dernier était honoré par la présence du petit St-Jean-Baptiste où trônait un jeune garçon aux cheveux blonds bouclés et escorté d'un mouton vivant. Depuis la fête s'est transformé, politisée, régionalisée. Aujourd'hui, elle fait descendre tous les Québécois dans les rues de leur quartier pour fraterniser.

 

LA TOUSSAINT

Une autre croyance voulait qu'à la Toussaint, les défunts erraient sur la terre.

 

NUIT DE NOËL

L'une des plus naïves de ces croyances se rattache à la nuit de Noël au cours de laquelle, disait-on, les animaux de l'étable se mettaient à genoux et faisaient le signe de croix. D'autres ajoutaient qu'ils allaient même jusqu'à parler pour honorer l'Enfant-Jésus.

 

LES CORVÉES

Souvent les voisins ou parents se rassemblaient pour effectuer les travaux, ce qui permettait de faire le travail plus rapidement et de partager le peu d'instruments aratoires qu'ils possédaient. Ensuite on faisait la fête. La plus charmante des fêtes était l'épluchette de blé d'inde qui avait lieu après la récolte. Celui qui trouvait l'épi rouge pouvait embrasser l'élue de son coeur et le tout se terminait par des danses sociales. Parmi les corvées les plus fêtées se retrouvaient l'abattage des bêtes avant les fêtes de la Noël, la récolte du blé et du lin.

 

À LA ST-VALENTIN

On s'envoyait des cartes espiègles pour se jouer des tours. Par contre, il y en avait d'autre qui profitaient de l'occasion pour envoyer des messages d'amour.

 

LE POISSON D'AVRIL 

Il y avait aussi le poisson d'avril, le premier du mois. On accrochait un poisson en papier ou autre façon au dos d,une personne à son insu bien entendu et on l'envoyait faire une commission chez son voisin ou un autre ami , en le voyant, lui ricanait au nez et lui faisait réaliser qu'il s'était fait prendre.

 

LA SAINTE-CATHERINE

Le 25 novembre n'est heureusement pas complètement disparu. En effet, si nous avons cessé de fêter nos vieilles filles c'est encore avec plaisir que nous faisons, étirons et mangeons la bonne tire Sainte Catherine.

 

LA GUIGNOLÉE 

C'était l'occasion pour des hommes de la paroisse, souvent bons chanteurs, de se présenter aux portes ramasser des biens pour les pauvres. Aujourd'hui, cette tradition a été remplacée dans les grandes villes par la St Vincent de Paul, l'Armée du Salut, le Noël du Pauvre et la Croix Rouge.

 

 

Beaucoup de ces belles fêtes et riches traditions sont malheureusement disparues, remplacées, politisées, publicisées ou fêtées de façon différentes. Mais dans ce le temps, il restera toujours des indices du terroir de nos ancêtres.

 

 

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